L’humidité est un problème qui touche de nombreux propriétaires au moins une fois dans leur vie. Que ce soit par vos façades ou par votre toit, l’eau infiltrée peut causer des dégâts importants dans votre maison. Plus vous attendez, plus les travaux à réaliser seront importants.Pour résoudre ce problème, de nombreuses solutions existent. Afin de savoir laquelle vous convient, mieux vaut connaitre l’origine de vos problèmes d’humidité.Des origines multiplesL’humidité est l’un des problèmes les plus évoqués et redoutés par les propriétaires, aussi bien de maisons anciennes que récentes. Ses symptômes sont nombreux :odeurs, taches, moisissures, salpêtre, décollement de papiers peints ou des enduits, pourrissement du bois. Pour traiter efficacement l’humidité, un diagnostic précis est nécessaire afin de connaître les raisons de sa présence.Selon la cause retenue, quatre catégories de problèmes sont à distinguer. Les infiltrations sont souvent dues à l’eau de pluie qui pénètre dans la maison par le toit ou qui ruissèle sur les façades. Les remontées capillaires ont pour origine le déplacement naturel de l’humidité contenue dans le sol vers les niveaux bas des murs des maisons anciennes qui se transforment en éponges.Les causes accidentelles sont provoquées par des fuites ou infiltrations lentes au niveau des sanitaires, baignoires et douches ou des évacuations d’eau. Enfin, la condensation due à la différence de température entre l’air ambiant et les parois forme des gouttelettes. Elle est fréquente dans les maisons récentes trop bien isolées ou mal aérées.Le toit, chapeau de l’habitationLes voies d’entrées d’infiltration d’eau ne manquent pas dans une habitation. La toiture est l’une d’entre elles. En tant que "parapluie de l’habitation", sa principale mission est de protéger celle-ci contre les eaux du ciel. Une toiture en mauvais état peut provoquer des dégâts des eaux importants, fragiliser la maçonnerie et dégrader les plafonds, les sols et la décoration.Votre attention doit se concentrer sur les raccords entre les éléments de toitures (angles, chiens assis) et entre la toiture et la maçonnerie. La solidité d’une toiture résulte en effet de la qualité des assemblages mais également des ancrages dans la maçonnerie. Or, ce sont souvent à ces endroits qu’interviennent les problèmes les plus fréquents.Protéger sa toiture en cas de tempêteVotre toiture peut se montrer vulnérable, particulièrement en cas de tempête. Les vents puissants accompagnés de précipitations abondantes et d’orages peuvent avoir des conséquences graves sur une toiture qui présente des faiblesses. Si les matériaux de couverture de votre toit s’envolent, votre maison perd son étanchéité à l’eau. L’habitation se dégrade alors rapidement.Des dégâts apparaissent aussi en cas de chute d’une cheminée, d’une branche, d’un arbre ou de tuiles. Et si la toiture résiste au vent, il ne faut pas sous-estimer la pluie qui l’accompagne. La force d’impact des gouttes peut entraîner des infiltrations qui dégraderont l’isolation et l’intérieur.Renforcer sa toiturePour éviter d’être confronté à tous ces problèmes, veillez à renforcer votre toiture. Observez dans un premier temps celle-ci afin d’y repérer les éventuelles faiblesses (mauvaises fixations et scellements des bords et arêtes, tuiles cassées, plaques de zinc dégradées). Les pièces en mauvais état doivent être remplacées au plus vite.Assurez-vous également que la couverture est bien posée pour que les tuiles ne tombent pas et que les antennes, paraboles ou autres pièces décoratives soient parfaitement fixées. N’oubliez pas de surveiller vos arbres, de sectionner les branches malades ou qui pourraient toucher votre toit et surtout d’inspecter les combles pour y repérer d’éventuelles traces d’infiltration ou des déformations de la charpente en raison notamment d’attaques parasitaires.La cheminée, point de faiblesseOn l’oublie souvent mais la cheminée, en raison de son ouverture sur l’extérieur, est un point de faiblesse de votre toiture. Pour éviter les entrées directes d’eau de pluie, munissez-la d’un chapeau et prévoyez une hydrofugation. Cette technique permet à la maçonnerie poreuse de votre cheminée de ne pas se gorger d’humidité et provoquer ainsi des dégâts dans les combles. A l’intérieur, libre à vous d’isoler le conduit de cheminée qui se trouve dans les combles avec un isolant insensible à l’humidité.Changer ses gouttièresRemplacer entièrement des anciennes gouttières en zinc ou plastique par de nouvelles gouttières en PVC permet une meilleure évacuation des eaux de pluie. De même, relier votre descente de gouttière à un regard en PVC ou en béton réduit les fuites dont les effets sont néfastes pour les murs de la maison (façade imbibée d’eau). Terminé les gouttières obstruées ou l’humidité résiduelle au bas des murs remontant par capillarité. Ces équipements sont simples d’installation. Les regards de collecte comportent des entrées et sorties et disposent de couvercles pleins ou à grille pouvant faire office de siphon. Ils sont indispensables pour éloigner l’eau de pluie de vos murs et la collecter.Si vos surfaces extérieures sont bétonnées ou carrelées, prévoyez des caniveaux de récupération en bas de pente (PVC ou fonte) ou des siphons de cour capables de collecter l’eau des fortes averses. Pour une ligne d’évacuation des eaux de pluie distincte des autres circuits, reliez vos canalisations enterrées et vos caniveaux à grille aux regards de collecte.Les façades particulièrement vulnérablesLes façades sont les premières victimes d’infiltrations d’eau et de condensation, surtout si la maison est ancienne. Elles sont soumises à de nombreuses agressions extérieures (froid, humidité, vent et pluie) et doivent donc être étanches. Lorsque l’humidité s’introduit à travers des façades poreuses, des mousses, lichens et champignons apparaissent. Le support peut alors se décomposer, ce qui cause une mauvaise isolation.Protéger ses façadesSi votre façade n’est pas imperméable parce qu’elle est fissurée ou en raison de son matériau, il faut la protéger contre la pluie. Les travaux d’étanchéité peuvent être plus importants que prévus et donc nécessiter l’expertise d’un professionnel qui identifiera les faiblesses de votre façade. Le choix de la technique dépendra alors de l’état de la façade et de son exposition à la pluie.La première technique consiste à repérer les éventuelles fissures et à les colmater. Gardez toutefois en tête que même en l’absence de fissures, une façade trop poreuse sera sensible à l’humidité. Par ailleurs, le nettoyage de façade ou le démoussage, esthétiques et curatifs, permettent de détruire les mousses et autres micro-organismes (champignons et lichens). Le rinçage à haute pression ou l’usage d’un anti-mousse sont ensuite très efficaces.Bardage et enduitsLe bardage en bois, ardoise ou autre semble particulièrement efficace pour protéger votre façade. Posé à distance du mur, il abrite celui-ci et lui permet de s’aérer. Cependant, le bardage n’est pas toujours possible pour des raisons techniques.Les enduits représentent une alternative intéressante. Esthétiques, ils ont pour avantage de masquer les fissures et d’imperméabiliser votre mur. Les enduits à base de chaux sont à privilégier mais coûtent plus cher.L’hydrofugation, solution n°1L’hydrofugation reste la solution la plus abordable et la plus rapide. L’hydrofugation transparente appliquée sur la façade maintient l’aspect initial de la maçonnerie. Si toutes les techniques de ce type empêchent les pluies d’imbiber la maçonnerie, certaines l’empêchent également de respirer. L’humidité n’est alors plus évacuée et le mur ne peut s’assécher.Optez de préférence pour les hydrofugations non filmogènes ou pénétrantes jugées plus efficaces. A noter que cette technique s’applique sur une maçonnerie sans fissures, débarrassée des mousses et de préférence sèche et sans autre apports d’humidité (fuites). Ce traitement peut durer de 10 à 15 ans minimum.Sur les toitures, le produit hydrofuge prolonge la durée de vie de vos tuiles en les protégeant contre diverses agressions : gel, intempéries, pluie et neige. Il améliore également l’apparence de la toiture tout en prévenant la formation de taches blanches.Le salpêtreCe dépôt blanchâtre au bas de vos murs extérieurs mais aussi intérieurs, en cas de logement mal aéré, est une des conséquences d’une forte humidité.Avant de l’éliminer, il faut trouver sa cause et réparer la source d’infiltration. Le traitement anti-salpêtre, préventif et curatif, protège les matériaux des dégradations dues aux intempéries et au gel et bloque les remontées de sel qui se transforment en traces blanchâtres au contact de l’air. Vous pouvez l’appliquer sur des surfaces humides mais non ruisselantes et non fissurées.Le phénomène de remontée capillaireCe phénomène est causé par l’humidité du sol qui remonte dans les murs enterrés, jusqu’à environ 1,5 mètre de hauteur. L’eau peut alors grimper jusqu’à l’étage à l’instar du café sur un morceau de sucre.Les causes sont multiples : une partie de la maison enterrée, un flux d’eau souterrain ou encore la porosité des matériaux. Les remontées capillaires entrainent l’insalubrité du bâtiment (murs tachés, papiers peints décollés, peintures écaillées), une odeur de moisissure et la mérule. L’air humide présent à l’intérieur de votre habitation provoque une hausse de la consommation de chauffage et des maladies respiratoires.

Pour résoudre ce problème, de nombreuses solutions existent. Afin de savoir laquelle vous convient, mieux vaut connaitre l’origine de vos problèmes d’humidité.Des origines multiplesL’humidité est l’un des problèmes les plus évoqués et redoutés par les propriétaires, aussi bien de maisons anciennes que récentes. Ses symptômes sont nombreux :odeurs, taches, moisissures, salpêtre, décollement de papiers peints ou des enduits, pourrissement du bois. Pour traiter efficacement l’humidité, un diagnostic précis est nécessaire afin de connaître les raisons de sa présence.Selon la cause retenue, quatre catégories de problèmes sont à distinguer. Les infiltrations sont souvent dues à l’eau de pluie qui pénètre dans la maison par le toit ou qui ruissèle sur les façades. Les remontées capillaires ont pour origine le déplacement naturel de l’humidité contenue dans le sol vers les niveaux bas des murs des maisons anciennes qui se transforment en éponges.Les causes accidentelles sont provoquées par des fuites ou infiltrations lentes au niveau des sanitaires, baignoires et douches ou des évacuations d’eau. Enfin, la condensation due à la différence de température entre l’air ambiant et les parois forme des gouttelettes. Elle est fréquente dans les maisons récentes trop bien isolées ou mal aérées.Le toit, chapeau de l’habitationLes voies d’entrées d’infiltration d’eau ne manquent pas dans une habitation. La toiture est l’une d’entre elles. En tant que "parapluie de l’habitation", sa principale mission est de protéger celle-ci contre les eaux du ciel. Une toiture en mauvais état peut provoquer des dégâts des eaux importants, fragiliser la maçonnerie et dégrader les plafonds, les sols et la décoration.Votre attention doit se concentrer sur les raccords entre les éléments de toitures (angles, chiens assis) et entre la toiture et la maçonnerie. La solidité d’une toiture résulte en effet de la qualité des assemblages mais également des ancrages dans la maçonnerie. Or, ce sont souvent à ces endroits qu’interviennent les problèmes les plus fréquents.Protéger sa toiture en cas de tempêteVotre toiture peut se montrer vulnérable, particulièrement en cas de tempête. Les vents puissants accompagnés de précipitations abondantes et d’orages peuvent avoir des conséquences graves sur une toiture qui présente des faiblesses. Si les matériaux de couverture de votre toit s’envolent, votre maison perd son étanchéité à l’eau. L’habitation se dégrade alors rapidement.Des dégâts apparaissent aussi en cas de chute d’une cheminée, d’une branche, d’un arbre ou de tuiles. Et si la toiture résiste au vent, il ne faut pas sous-estimer la pluie qui l’accompagne. La force d’impact des gouttes peut entraîner des infiltrations qui dégraderont l’isolation et l’intérieur.Renforcer sa toiturePour éviter d’être confronté à tous ces problèmes, veillez à renforcer votre toiture. Observez dans un premier temps celle-ci afin d’y repérer les éventuelles faiblesses (mauvaises fixations et scellements des bords et arêtes, tuiles cassées, plaques de zinc dégradées). Les pièces en mauvais état doivent être remplacées au plus vite.Assurez-vous également que la couverture est bien posée pour que les tuiles ne tombent pas et que les antennes, paraboles ou autres pièces décoratives soient parfaitement fixées. N’oubliez pas de surveiller vos arbres, de sectionner les branches malades ou qui pourraient toucher votre toit et surtout d’inspecter les combles pour y repérer d’éventuelles traces d’infiltration ou des déformations de la charpente en raison notamment d’attaques parasitaires.La cheminée, point de faiblesseOn l’oublie souvent mais la cheminée, en raison de son ouverture sur l’extérieur, est un point de faiblesse de votre toiture. Pour éviter les entrées directes d’eau de pluie, munissez-la d’un chapeau et prévoyez une hydrofugation. Cette technique permet à la maçonnerie poreuse de votre cheminée de ne pas se gorger d’humidité et provoquer ainsi des dégâts dans les combles. A l’intérieur, libre à vous d’isoler le conduit de cheminée qui se trouve dans les combles avec un isolant insensible à l’humidité.Changer ses gouttièresRemplacer entièrement des anciennes gouttières en zinc ou plastique par de nouvelles gouttières en PVC permet une meilleure évacuation des eaux de pluie. De même, relier votre descente de gouttière à un regard en PVC ou en béton réduit les fuites dont les effets sont néfastes pour les murs de la maison (façade imbibée d’eau). Terminé les gouttières obstruées ou l’humidité résiduelle au bas des murs remontant par capillarité. Ces équipements sont simples d’installation. Les regards de collecte comportent des entrées et sorties et disposent de couvercles pleins ou à grille pouvant faire office de siphon. Ils sont indispensables pour éloigner l’eau de pluie de vos murs et la collecter.Si vos surfaces extérieures sont bétonnées ou carrelées, prévoyez des caniveaux de récupération en bas de pente (PVC ou fonte) ou des siphons de cour capables de collecter l’eau des fortes averses. Pour une ligne d’évacuation des eaux de pluie distincte des autres circuits, reliez vos canalisations enterrées et vos caniveaux à grille aux regards de collecte.Les façades particulièrement vulnérablesLes façades sont les premières victimes d’infiltrations d’eau et de condensation, surtout si la maison est ancienne. Elles sont soumises à de nombreuses agressions extérieures (froid, humidité, vent et pluie) et doivent donc être étanches. Lorsque l’humidité s’introduit à travers des façades poreuses, des mousses, lichens et champignons apparaissent. Le support peut alors se décomposer, ce qui cause une mauvaise isolation.Protéger ses façadesSi votre façade n’est pas imperméable parce qu’elle est fissurée ou en raison de son matériau, il faut la protéger contre la pluie. Les travaux d’étanchéité peuvent être plus importants que prévus et donc nécessiter l’expertise d’un professionnel qui identifiera les faiblesses de votre façade. Le choix de la technique dépendra alors de l’état de la façade et de son exposition à la pluie.La première technique consiste à repérer les éventuelles fissures et à les colmater. Gardez toutefois en tête que même en l’absence de fissures, une façade trop poreuse sera sensible à l’humidité. Par ailleurs, le nettoyage de façade ou le démoussage, esthétiques et curatifs, permettent de détruire les mousses et autres micro-organismes (champignons et lichens). Le rinçage à haute pression ou l’usage d’un anti-mousse sont ensuite très efficaces.Bardage et enduitsLe bardage en bois, ardoise ou autre semble particulièrement efficace pour protéger votre façade. Posé à distance du mur, il abrite celui-ci et lui permet de s’aérer. Cependant, le bardage n’est pas toujours possible pour des raisons techniques.Les enduits représentent une alternative intéressante. Esthétiques, ils ont pour avantage de masquer les fissures et d’imperméabiliser votre mur. Les enduits à base de chaux sont à privilégier mais coûtent plus cher.L’hydrofugation, solution n°1L’hydrofugation reste la solution la plus abordable et la plus rapide. L’hydrofugation transparente appliquée sur la façade maintient l’aspect initial de la maçonnerie. Si toutes les techniques de ce type empêchent les pluies d’imbiber la maçonnerie, certaines l’empêchent également de respirer. L’humidité n’est alors plus évacuée et le mur ne peut s’assécher.Optez de préférence pour les hydrofugations non filmogènes ou pénétrantes jugées plus efficaces. A noter que cette technique s’applique sur une maçonnerie sans fissures, débarrassée des mousses et de préférence sèche et sans autre apports d’humidité (fuites). Ce traitement peut durer de 10 à 15 ans minimum.Sur les toitures, le produit hydrofuge prolonge la durée de vie de vos tuiles en les protégeant contre diverses agressions : gel, intempéries, pluie et neige. Il améliore également l’apparence de la toiture tout en prévenant la formation de taches blanches.Le salpêtreCe dépôt blanchâtre au bas de vos murs extérieurs mais aussi intérieurs, en cas de logement mal aéré, est une des conséquences d’une forte humidité.Avant de l’éliminer, il faut trouver sa cause et réparer la source d’infiltration. Le traitement anti-salpêtre, préventif et curatif, protège les matériaux des dégradations dues aux intempéries et au gel et bloque les remontées de sel qui se transforment en traces blanchâtres au contact de l’air. Vous pouvez l’appliquer sur des surfaces humides mais non ruisselantes et non fissurées.Le phénomène de remontée capillaireCe phénomène est causé par l’humidité du sol qui remonte dans les murs enterrés, jusqu’à environ 1,5 mètre de hauteur. L’eau peut alors grimper jusqu’à l’étage à l’instar du café sur un morceau de sucre.Les causes sont multiples : une partie de la maison enterrée, un flux d’eau souterrain ou encore la porosité des matériaux. Les remontées capillaires entrainent l’insalubrité du bâtiment (murs tachés, papiers peints décollés, peintures écaillées), une odeur de moisissure et la mérule. L’air humide présent à l’intérieur de votre habitation provoque une hausse de la consommation de chauffage et des maladies respiratoires.