16 novembre 2019

La question de la chape est cruciale lorsque l’on intervient sur une construction neuve ou que l’on engage des travaux de rénovation. A l’instar de la charpente, cet élément déterminant d’une habitation est l’un des plus sollicités et vous assure tout à la fois l’étanchéité, la stabilité et, plus avant, la longévité de vos sols. En ce sens, quelle chape choisir pour la réalisation d’un sol digne de ce nom, capable de résister à tous les assauts du temps ?

Question préliminaire : quid des différences entre une chape et une dalle ?

Alors qu’ils sont souvent employés indifféremment l’un pour l’autre, ces deux termes recouvrent des types d’ouvrages de gros œuvre bien distincts qu’il est important d’avoir en tête pour s’inscrire dans une logique cohérente de construction ou rénovation.

  • La dalle : sceller les fondations et stabiliser le sol

Elément d’architecture à part entière, la dalle fait le lien avec le sol naturel et se définit comme le socle sur lequel vont s’échafauder les éléments structurels de l’habitation. Elle est souvent voire toujours armée, c’est-à-dire que son armature est consolidée avec un coffrage et un quadrillage de fers à béton, et sert de base au déploiement des réseaux d’électricité, d’eau et de chauffage. Côté composition, il s’agit d’un mélange de ciment, de graviers ou de gravillons, de sable et d’eau.

  • La chape : égaliser une surface et corriger les imperfections

Contrairement à la dalle, la chape est un plancher de finition destiné à recevoir directement un revêtement. D’une épaisseur moindre que la dalle (quelques centimètres en moyenne seulement), elle a pour fonction d’aplanir et de niveler le sol en lissant la surface pour la rendre parfaitement homogène. La chape permet également d’optimiser l’étanchéité du sol en empêchant les infiltrations d’eau tout en renforçant par ailleurs l’isolation thermique et phonique.

À chaque projet sa technique

Les chapes existent sous différentes formes, plus ou moins faciles à mettre en œuvre. Isolantes, flottantes, sèches, talochées… Chacune comporte des caractéristiques propres en termes de composition, d’application et de finition. Les raisons qui vous motiveront à préférer l’une ou l’autre devront tenir compte des spécificités du bâtiment et de l’usage que vous souhaitez faire de votre sol.
Au sein de cette multiplicité de produits, deux grandes techniques coexistent à l’heure actuelle : la chape traditionnelle, qui représente les deux tiers du marché, et la chape fluide, de plus en plus prisée par les artisans.

  • La chape traditionnelle (ou classique)

Polyvalente, dotée d’une résistance mécanique élevée, elle est adaptée autant à l’extérieur qu’à l’intérieur et peut équiper tous types de locaux, de la maison individuelle aux surfaces industrielles. Composée de mortier et de ciment, c’est la plus fréquemment coulée, bien qu’en raison de fortes contraintes, la méthode soit de moins en moins sollicitée. Elle représente cependant la solution la plus économique.

  • La chape fluide (ou liquide)

A base d’anhydrite ou de ciment, elle bénéficie d’une mise en œuvre facile et rapide et offre des résultats performants en matière de durabilité. Elle reste toutefois plus chère à la réalisation qu’une chape traditionnelle et présente plusieurs inconvénients, parmi lesquels ceux de nécessiter un temps de séchage plus long, de n’être pas adaptée à la création de sols en pente ou encore de permettre plus difficilement de rattraper les différences de niveaux.

Le coulage d’une chape nécessite un réel savoir-faire et des techniques appropriées :
pour prétendre à une conception et des finitions parfaites, n’hésitez pas à solliciter l’intervention d’un professionnel qui vous accompagnera dans toutes les étapes de sa réalisation.